| Dossier - Le parcours de keira knightley |
Incredible Keira
La
nouvelle collection de clichés des paparazzi et la dernière tendance
en tapisserie se nomment Keira. Bellissima cotée à Hollywood,
but so British, l'actrice inonde l'actualité ciné et enflamme
les pages glacées des magazines. À l'affiche dans Domino,
elle joue les mercenaires sexy au ventre d'acier. En une de la presse britannique,
elle est élue fille la plus hot d'Angleterre. Adulée pour son
look chic-décontracté, elle devient l'égérie du
joaillier Asprey. Zoom sur une nouvelle icône en plein
boom.
Héroïne cock'
La
sublime actrice londonienne à l'accent cockney - parler britannique -
et dont le timbre de voix est si particulier, possède déjà
une longue filmographie servie par une large palette de rôles jouant abondamment
sur les variations romantiques et de temps à autre sur les prouesses
physiques ou les méandres psychologiques. Les rôles d'héroïnes
romanesques, Keira s'en acquitte parfaitement, mais en femme ambitieuse, projette
de séduire fatalement Hollywood, « pour éviter d'être
l'Anglaise de service toute ma vie, si je peux aussi adopter un accent américain,
c'est sûr que j'ai plus de portes qui vont s'ouvrir ». Décidée
à conquérir le monde, la chevalière à l'accent cock'
se rêve en héroïne digne d'Hitchcock.
Joue-la comme Keira
Découverte
tardivement par le grand public en 2003 dans Pirates des Caraïbes,
de Gore Verbinski, à 17 ans, elle impose sa beauté somptueuse
sans forcément crever l'écran. Les mâles en raffolent et
la gent féminine s'affole, (ou)vertement jalouse de son baiser avec le
bel Orlando Bloom et des répliques échangées avec Johnny
Depp. L’année précédente, ses traits délicats
avaient irradié l'écran dans Joue-la comme Beckham,
réalisé par l'indienne Gurinder Chadha. En
short et maillot XL, affublée du parfait attirail du footballeur, Miss
Knightley fait des ravages sur le terrain et dans les salles. En dépit
de son accoutrement masculin et de son attitude de garçon manqué,
elle dégage un sex-appeal redoutable. Sa mince mais rayonnante prestation
dans Love actually, de Richard Curtis, confirme l'étendue du pouvoir
de son charme mutin, tandis qu'en belliqueuse Guenièvre dans la fresque
historique Le Roi Arthur en 2004, elle fait rugir de plaisir
en tigresse sauvageonne décochant ses flèches avec verve. Le film
n'entrera pas dans la légende, mais Keira a su faire entendre son cri.
Changement de registre début 2005 dans le thriller fantastique The
Jacket. Aux côtés d'Adrien Brody en voyageur maniaco-temporaire,
Keira campe une toxicomane dépressive. Qualifié de film de cinéma,
The Jacket ne rencontre pas le succès, mais la touche Keira
fait son petit effet.
L'actrice
en vogue intéresse désormais les producteurs aux billets verts
et les spectateurs qui l’assaillent de billets doux. Souvent comparée
à Winona, ou confondue avec Natalie - Keira a d'ailleurs été
le leurre de la Reine Amidala dans Star wars I : La Menace fantôme
en 1999, au point que leurs mères respectives ne parvenaient à
les distinguer - Knightley parvient à hisser pas à pas son prénom
dans la toplist des jeunes actrices les plus prometteuses. « Je veux aussi
montrer à mes parents qu'ils ont eu raison de me faire confiance ».
En effet, l'acteur Will Knightley et la dramaturge Sharman MacDonald ne savent
que penser lorsque leur fille, âgée de 3 ans à peine, leur
réclame un agent artistique. Fermement résolue à exploiter
la fibre créatrice transmise par ses parents et à pérenniser
le potentiel familial, à 6 ans Keira commence à tourner dans des
spots publicitaires durant les vacances scolaires avant de décrocher
son premier rôle à l'âge de 10 ans, en 1993, dans une production
anglaise sans prétention, A royal celebration. Passée
inaperçue dans The Hole, thriller horrifique américain
de Nick Hamm, elle dénude son corps pour la première fois devant
la caméra, une prouesse pour la jeune actrice qui n'a que 15 ans. Elle
aborde également l'expérience télévisuelle en montrant
son gracieux minois dans les séries Oliver Twist et
Princess of thieves. Travaillant pour des productions de diverses
nationalités, elle tourne aussi pour la France en 1995 (Les Pêchés
mortels de Patrick Dewolf) et apparaît dans le film d'Antoine
de Caunes, Monsieur N, en 2003.
Icône reconnue
Ainsi,
lorsqu'on l'interroge au sujet du choix de ses rôles, l'actrice révèle
vouloir prendre soin de contraster son univers cinématographique en faisant
confiance à son instinct. Son intérêt à exercer son
métier réside dans l’envie « d'explorer des émotions
et des situations qui ne sont pas données chaque jour ». Sa personnalité
entière, son caractère indépendant et sa beauté
intemporelle l'imposent là où ne l'attend pas, n'en déplaise
aux détracteurs insinuant que ses rôles sont dus à son physique
plus qu'à la qualité de son jeu. Celle qui aligne les looks et
change de tête plus étonnamment que la Sydney Bristow d’Alias
aime surprendre son public. Connue pour son perfectionnisme sur les plateaux,
elle tient à assurer ses fonctions aussi concrètement que possible.
Les scènes dénudées ne l'effarouchent nullement, se jeter
à l'eau d'une hauteur de plusieurs mètres pour une scène
de Pirates des Caraïbes est une libération, se
battre dans les films est une source d'excitation, manier les armes devient
une spécialité. En Guenièvre, elle use habilement de l'arc.
Pour Domino, elle apprend à se servir d'un poignard
et de nunchakus. Son seul regret est de ne pas avoir connu de combat d'épée,
désappointée elle déclare non sans une pointe d'humour
: « J'ai supplié les scénaristes de me donner une scène
d’épée dans Pirates des Caraïbes.
On me l’a promettait à chaque fois, mais je ne l’ai jamais
eue. Je n'ai eu droit qu'à quelques scènes de combat avec une
poêle et un chandelier ! ».
La
belle se glissera à nouveau dans les costumes à focs dans Orgueil
et Préjugés qui sortira en janvier 2006 et pour les besoins
des deux suites de Pirates des Caraïbes. Quand elle déclare
qu'un jour les gens finiront par se lasser d'elle, que ses fesses sont aussi
épaisses que celles de J-Lo (non montrables, toujours selon elle), et
que sa peau acnéique est une abomination, l'actrice tente de calmer le
jeu du feu des projecteurs et de casser son image glamour. C'est justement,
entre autres raisons, pour sa nature humble que ses fans l'apprécient
davantage. Keira est une jeune femme discrète de 20 ans (son étonnante
maturité lui en fait paraître plus) qui aime la vie et la cuisine
italienne, adore les chaussures et le foot, admire Katharine Hepburn et Vivien
Leigh, écoute Eminem et Nirvana, et, se laisse embrasser dans la rue.
Une jeune femme toute simple qui ne se la joue pas (comme Beckham… diront
les mauvaises langues).
Portrait Keira Knightley, par
EcranLarge.com
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