Histoire d'une légende : Le destin du Roi Arthur, qui changea le cours de l'Europe, a inspiré nombre
de conteurs au fil des ans. Le Roi Arthur devint ainsi une légende dès
le 5e siècle après J.C., ses aventures extraordinaires faisant partie
de l'imaginaire de chacun. Une légende qui renvoie à un idéal
chevaleresque, à l'image romantique de courageux chevaliers à la
quête du Graal. Et une légende qui a évolué au fil
du temps, devenant le sujet favori des conteurs du Moyen Age qui traitaient avec
passion de l'épée Excalibur, de Merlin l'enchanteur ou de l'amour
entre Lancelot et Guenièvre.
Antoine Fuqua passionné de longue date : Avec Le Roi Arthur, le réalisateur Antoine Fuqua se voit offrir la possibilité
d'aborder une légende qui le fascine depuis l'enfance. Après avoir
étudié la mythologie et les légendes à l'université,
l'Américain assouvit sa passion avec ce long-métrage qu'il compare
à l'un de ses précédents films : "Le Roi Arthur est,
comme Training day, d'un réalisme direct : on peut vraiment sentir, toucher
la violence et la mort. On ressent le froid et le désespoir. C'est apocalyptique.
Il n'y avait pas beaucoup d'espoir dans le monde à l'époque où
se déroule le film. Arthur représente un espoir, un vrai. C'est
passionnant de découvrir que ce héros avec qui nous avons tous
grandi a réellement existé !"
Décors et costumes : grandeur et modestie : Les décors du Roi Arthur ont demandé une masse colossale de travail,
notamment en ce qui concerne la reconstitution du Mur d'Hadrien, gigantesque
muraille de 120 kilomètres qui fut construite à l'époque
pour servir de frontière entre la Bretagne romaine et le Nord des Barbares.
Le Mur du long-métrage, créé sans images de synthèse,
mesurait 950 mètres de long et 10 mètres de haut en ses endroits
les plus élevés.
En revanche, les costumes furent créés en prenant en compte la
modestie des moyens de l'époque, comme l'explique la chef costumière
Penny Rose : "Vêtir Arthur a posé un problème particulier.
Arthur et Guenièvre ont toujours été représentés
dans un contexte médiéval. Je devais les éloigner de cette
vision. En terme d'exactitude historique, Braveheart se rapproche plus de la
vérité, mais même ce film n'est sans doute pas assez boueux....
Ces gens n'avaient pas de vêtements de rechange ; qu'ils soient rois ou
pas, ils avaient cinq ou six pièces de vêtements, qu'ils portaient
pendant des années."