| Filmographie - The Jacket |
Film
: Américain - 2005
Genre : Thriller, Fantastique, Drame
Durée : 1 heure 42 min
Date de sortie : 24 Août 2005 (France)
Titre VO : The Jacket
Site officiel : http://www.arpselection.com
Réalisateur : John Maybury
Scénariste : Marc Rocco
Producteurs : George Clooney & Steven Soderbergh
| Personnages |
Acteurs |
| Jack Starks |
Adrien Brody |
| Jackie Price |
Keira Knightley |
| Dr. Thomas Becker |
Kris Kristofferson |
| Dr. Beth Lorenson |
Jennifer Jason Leigh |
| Jean Price |
Kelly Lynch |
| Rudy Mackenzie |
Daniel Craig |
| Dr. Hopkins |
Steven Mackintosh |
| Damon |
Brendan Coyle |
| Jackie (Jeune) |
Laura Marano |
| Officier Harrison |
Jason Lewis |
Un jeune soldat amnésique est accusé d'un meurtre dont il n'a
pas souvenir. A l'hôpital, on le soumet à une expérience :
enfermé dans un corset, il remonte le fil du temps, apprend la vérité
sur son passé et découvre le futur qui pourrait être le sien
s'il parvient à déjouer le présent : il ne lui reste que
quatre jours à vivre...
And the winner is...
Fasciné par son premier long métrage, Love is the Devil, Steven
Soderbergh souhaitait que John Maybury réalise le film. Il le contacte
mais le jeune cinéaste, peu sollicité par Hollywood ne le croit
pas et raccroche. Le producteur n'abandonne pas et réussit à organiser
une entrevue à Londres avec son associé, George Clooney, qui scelle
leur collaboration.
La griffe Section Eight
La maison de production fondée par Steven Soderbergh et George Clooney,
Section Eight, ne s'est pas intéressée à John Maybury par
hasard. Ils aiment donner leur chance aux cinéastes en marge des studios
hollywoodiens comme ils l'ont fait pour Todd Haynes, réalisateur de l'encensé
Loin du paradis.
Antoine Fuqua sur les rails
La production envisagea un temps de confier la réalisation à Antoine
Fuqua, auteur de Training day et des Larmes du soleil.
Colin Farell pressenti
Dans le projet original, l'acteur irlandais Colin Farrell devait interpréter
Jack Starks.
Changement de scénario
Le script original du film a été rédigé par Marc
Rocco. Il reste crédité pour l'histoire même si le scénario
a été réécrit par Massy Tadjedin.
Immersion totale
Pour se préparer, John Maybury s'est plongé dans l'univers du
cinéma muet qui le rapproche de son passé d'artiste visuel. "J'ai
regardé beaucoup de films muets, en particulier ceux d'Erich Von Stroheim,
parce qu'il faisait des expériences dans les années 1910-1920
qui restent une énigme pour moi. Je suis issu de l'avant-garde expérimentale
anglaise, donc j'ai une grande connaissance d'un cinéma qui n'a aucun
impact sur le cinéma traditionnel (...) Je pense qu'on a utilisé
de nombreux langages de cinéma dans ce film, j'espère de manière
assez progressive, pour que ça n'ait pas l'air maladroit (...) et que
les spectateurs ne le remarquent pas".
Et la lumière fut...
Le directeur de la photographie John Mathieson a travaillé avec John
Maybury sur ses premiers travaux expérimentaux ainsi que sur Love is
the Devil. Pris par le tournage du Fantôme de l'Opéra, c'est le
talentueux Peter Deming qui est choisi. Il a fait ses preuves pour des films
comme Lost highway et Mulholland Drive.
Titicut Follies
L'actrice Jennifer Jason Leigh a apporté le documentaire Titicut Follies
à John Maybury lorsqu'il faisait des recherches. Décrivant les
conditions d'emprisonnement de criminels dans un asile psychiatrique du Massachussets,
le réalisateur a été époustouflé : "Si
vous avez vu Titicut Follies et que vous voyez ensuite mon film, il va ressembler
à un camp de vacances. Ce documentaire est le plus brutal, le plus terrifiant
et le plus réel de tous les documentaires sur ce type d'établissement".
John et Adrien
"Il est superbe, comment ne pas l'apprécier ?", tels sont les
propos de John Maybury pour qualifier Adrien Brody. Il poursuit en précisant
qu'il "n'est pas l'archétype du premier rôle héroïque,
mais il apporte une dimension intéréssante et énigmatique
au rôle. On sent une certaine menace ce qui rend les silences du personnage
plus riches et plus denses." L'acteur, pour sa part, avait été
inspiré par Love is the Devil. Sur le tournage, ce sont les talents artistiques
et la créativité du cinéaste qui l'ont marqué :
"J'ai appris beaucoup en le regardant travailler", a-t-il déclaré.
Interpréter Jack Starks
Adrien Brody a choisi ce rôle très nouveau pour lui, d'un homme
en quête de son identité et de son passé. Il reconnaît
que cette idée d'être enfermé dans un asile fut angoissante
mais enrichissante : "Ca m'a fait un choc de comprendre que les expériences
qu'il traverse peuvent le rendre fou. Je comprends mieux à quel point
bon nombre de gens sont impuissants, victimes d'un système qui les contrôle
et les empêche d'évoluer (...) Il est possible qu'une grande partie
de ce qui arrive à Starks soit ce qu'il voit avant de mourir, sa vie
défilant sous ses yeux, des bribes de sa vie passée, ou de la
vie qu'il aurait voulu avoir. Mais pour moi, aussi bizarre que ça puisse
paraître, Starks doit vivre comme si toutes ces choses étaient
vraies".
L'aventure intérieure
Adrien Brody a vécu intensément les scènes où il
est enfermé dans le tiroir de la morgue. Il parle de lui comme quelqu'un
de très introverti : "L'équipe était sympathique mais
pas l'état d'esprit dans lequel j'étais ! J'étais confiné
dans cette camisole et je demandais souvent d'être laissé seul
sur ce lit à roulettes en attendant qu'ils préparent la prochaine
scène au lieu de m'extraire de là et avoir une conversation (...)
Je pense que c'est important de rester concentré."
Joue la comme Keira
L'actrice britannique Keira Knightley a lu le scénario
à Dublin, sur le tournage du Roi Arthur. Un jour de congé, elle
part à Londres pour rencontrer John Maybury et les producteurs malgré
une intoxication alimentaire. Si le réalisateur n'est pas intéressé
par cette jeune actrice qu'il juge comme : "une jolie jeune fille intéressante
(...) mais rien de plus", elle insiste pour lire quelques passages. John
Maybury est bluffé ajoutant avec humour que "son intoxication alimentaire
l'a en fait aidée à jouer et à ressembler à Jackie"
et lui donne le rôle.
De Keira à Jackie
John Maybury a orienté l'actrice Keira Knightley vers
différentes sources d'inspiration. Cela allait d'Edie Sedgwick, égérie
d'Andy Warhol morte d'overdose à Courtney Love en passant par la langoureuse
Marlene Dietrich. Elle s'est également inspirée de la jeune Laura
Marano, interprète de Jackie enfant.
Un grand moment de solitude
John Maybury a décidé que Jackie écoutait beaucoup de musique
seule chez elle, à plein volume, et incita Keira Knightley à écouter
Jeff Buckley, White Stripes, Nirvana et The Strokes. Installé dans l'appartement
en-dessous de l'actrice, il se souvient : "J'avais l'impression de vivre
en dessous d'une adolescente bruyante, Keira Knightley aimant
danser dans son appartement".
D'homme à femme
L'actrice Jennifer Jason Leigh interprète le rôle d'un medecin
initialement prévu pour un homme. John Maybury a pensé qu'une
opposition homme/femme, face à Kris Kristofferson, serait plus subtile.
Kris Kristofferson
Par opposition à l'interprétation nerveuse d'Adrien Brody, John
Maybury a choisi Kris Kristofferson pour jouer le Dr Becker. Connu pour ses
rôles dans Blade et La Porte du paradis, il le définit comme "un
héros 100% américain".
Retrouvailles
Après une première collaboration dans Love is the Devil, John
Maybury retrouve son ami Daniel Craig.
Des petits rôles essentiels
Pour John Maybury, les petits rôles sont fondamentaux. Kelly Lynch, la
mère de Jackie dans le film, fait écho à sa prestation
de junkie dans Drugstore cowboy. De plus, Daniel Craig a été choisi
par le réalisateur car il est capable d'interpréter un fou.
Non aux Oscars
The Jacket est le premier film hollywoodien de John Maybury. A cette occasion,
il exprime son aversion pour les Oscars sur le site américain about.com
: "C'est un tissu de mensonges, ça ressemble à Américan
Idol avec tous ces gens sur scène (...) C'était vraiment déprimant
de regarder ce programme... spécialement quand le réalisateur
d' Un frisson dans la nuit, l'un de mes films préférés,
a gagné pour une telle m...e (ndlr, Million dollar baby)." Il poursuit
de plus belle sur le choix de la meilleure actrice 2004 : "Tout le monde
aurait du gagner excepté Hilary Swank".
Maybury se rebelle
A la fin du tournage, le film durait 2h50. Certains des producteurs n'étaient
pas favorables à ce que John Maybury coupe des scènes au montage
mais c'était faire fi de sa ténacité : "Si vous ne
pouvez pas raconter une histoire en 90 mns, ne la racontez pas du tout !".
leur a t-il répondu. Le message est clair.
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