ComingSoon.net
Keira Knightley, Runaway Pride
Source : Edward Douglas
November 8, 2005
Après
être apparue dans des petits films britaniques, le potentiel de l'actrice
Keira Knightley a explosé littéralement en 2003
quand elle a joué dans le film d'action et d'aventure de Disney Pirates
des Caraïbes : La malédiction du Back Pearl. Depuis, son visage
particulier, son corps et son accent ont été partout.. d'un drame
psychologique comme The Jacket au dernier film d'action de Tony Scott,
Domino.
Elle joue dans la dernière adaptation de Orgueil et Préjugés
de la romancière anglaise Jane Austen. Elle a finalement trouvé
un rôle qui lui va à la perfection, celui d'Elizabeth Bennet, la
joyeuse seconde aînée parmi cinq soeurs, dont la mère ne
veut rien de plus que de les marier à des hommes convenables. Cela pourraît
être surprenant d'apprendre que c'est la première fois que Knightley
est vraiment jugée comme une vraie actrice dramatique.
Le mois dernier, ComingSoon.net a discuté avec Knightley
tandis qu'elle était à New-York pendant une pause avant de retourner
aux Bahamas pour finir la suite de Pirates des Caraïbes.
CS : Dans les nombreuses versions précédentes de Orgueil
et Préjugés, le film est centré sur l'acteur jouant Mr.Darcy.
Dans celui là, c'est centré autour de Lizzie. Quelles suggestions
là dessus ?
KK : Et bien, c'est super. Quand on lit le livre, l'histoire
est définitivement racontée à travers les yeux de Lizzie.
C'était une des premières choses que Joe Wright [le metteur en
scène] a dit : nous voulions vraiment ce film à travers les yeux
d'Elizabeth, soit on tombe amoureux de Darcy comme elle le fait, soit on le
hait au début et on change d'avis petit à petit. Donc oui, je
pense que c'était une chose consciencieuse. Et puis, si vous avez seulement
deux heures pour raconter une histoire -- on a cette version de la BBC qui durait
cinq ou six heures pour raconter la même histoire -- vous devez être
particulier dans une version de deux heures. J'imagine qu'ils ont juste décidé
de suivre cette route, ce qui l'oppose à l'autre, et j'ose dire que Elizabeth
Bennet est destinée à être Jane Austen, donc c'est assez
sympa de dire que j'incarne Jane Austen, oui !
CS : En tant que jeune actrice, quelle fut la preuve la plus flagrante
que vous commenciez à avoir plus de responsabilités et d'opportinutés
?
KK : Oui, j'ai d'abord entendu qu'ils allaient le faire, et
je préparais Tulip Fever et puis il y a eu une histoire de taxe
sur les films en Grande Bretagne. Normalement, le gouvernement enlève
toutes les taxes qui financent la totalité de l'industrie anglaise du
film, et le film a été écarté. Je travaillais sur
The Jacket et j'ai réalisé que je n'avais pas d'autre
film à tourner après et mon agent a alors téléphoné
et m'a dit "Tu sais qu'ils n'ont pas encore trouvé leur Elizabeth
Bennet, donc je vais t'obtenir ce rôle." Je lui ai demandé
de ne pas le faire, parce que j'avais été si fascinée par
le personnage de Orgueil et Préjugés depuis que j'avais
environ 7 ans. J'ai tous les livres de Austen enregistrés sur cassette
audio, et j'avais pour habitude de les écouter tout le temps et j'avais
adoré la version de la BBC. Quand j'ai eu environ 14 ans, j'ai lu le
livre et j'étais absolument amoureuse du personnage. Elle est mon héroine
préférée dans la littérature anglaise. Je n'aurais
pas pu supporter cela si j'avais -- excusez moi -- fait m***é ce projet,
alors s'il vous plaît ne me mettez pas dessus, car je ne suis pas prête,
je ne suis pas assez bonne, et c'est trop terrifiant. Et mon agent ma dit "Tu
es une vraie mauviette. Tais toi !"
CS : Et ce fut assez pour vous convaincre ?
KK
: Et bien, je savais également que Joe Wright, le directeur, ne me voulait
pas. Il savait qui il voulait -- je ne vais pas le dire -- et j'ai pensé
qu'il n'avait qu'elle en tête, alors ça ne l'aurait pas bien rendu
si j'allais le faire de toute façon. La première fois que j'ai
rencontré Joe, c'était à Montreal quand je faisais The
Jacket et ce fut une rencontre désastreuse. Il est arrivé
avec trois heures de retard à cause du fait que l'avion avait été
repoussé et il avait eu le pire vol en jet de sa vie. J'ai été
convoquée à 6h30 le lendemain suivant pour tourner quelque chose
d'autre et j'étais un peu du genre "Oh non, je ne veux pas être
ici." Tout devait mal se passer, mais mon agent m'a dit de nouveau
"Ecoute, tu le rencontres à Londres, s'il te plaît, parce
que je suis convaincue que c'est la bonne chose à faire." Donc
je l'ai rencontré et nous avons littéralement mis le feu à
la maison. C'était une rencontre brillante. Il était si fasciné
par le livre et le personnage, et j'avais lu le livre de nouveau à ce
moment là donc on a complètement accroché. Je savais que
j'avais le rôle quand je me suis levée pour partir et il a lancé
"Keira". Je me suis retournée et il a sorti "Dégage
tes salles chaussures d'ici" et j'ai rétorqué "Va
te faire f****e !" et c'était ça. Le parfait commencement.
CS : Quelles furent certains soucis que vous avez eu à propos
de votre interprétation de Elizabeth une fois que vous avez accepté
le rôle ?
KK : Interpréter le rôle. J'étais tellement
térrifiée que j'allais faire la copie complète de la performance
de Jennifer Ehle dans la version de la BBC, parce que j'étais tellement
fascinée par elle. Je pensais que c'était possible et ce fut ma
mère qui me dit alors "Lis le livre à nouveau. Je te
garantie que tu verras Elizabeth comme toi même, parce que tout le monde
la fait. Donc, tu ne seras pas capable de copier la peformance de Jennifer Ehle."
Elle avait absolument raison, parce que dès que vous le lisez, vous pensez
"Oui, c'est moi. J'ai saisis," et vous pouvez faire la même
chose avec n'importe quoi dans le livre. Ce fut mon plus gros soucis avant que
je commence. Ce qui fut vraiment très utile pour moi était le
fait que j'avais lu des oeuvres d'historiens avant. J'adore l'histoire, et les
leçons d'histoire étaient toujours mes préférées
à l'école. En fait, apprendre sur cette période et particulièrement
apprendre sur la condition des femmes à cette époque, m'a beaucoup
aidé, parce que vous devez savoir ce que sont les règles afin
de les enfreindre. Ce qui était génial, c'était de savoir
à quel point c'était important qu'elle dise "Non"
à Mr Collins, parce qu'au niveau historique, si elle avait dit "Oui",
sa famille entière aurait été sauvée d'une possible
destitution de bien (Note : Dans le livre, Mr Bennet n'ayant pas de fils,
sa propriété reviendra à son neveu Mr. Collins à
sa mort. Celui-ci demande Elizabeth en mariage en se servant comme prétexte
le fait qu'il se sent coupable de cette future destitution.). A cette époque,
le mariage était le seul travail que les femmes pouvaient faire, et cela
aurait sauvé absolument tout. Et être un personnage assez égoiste
pour dire "Non, je ne peux pas faire cela" est une chose
étonnante. Pour moi, le personnage entier s'expose à ce moment
là, et ce ne serait pas étonnant que n'importe qui le regardant
dirait, "C'est génial". Mais c'était une chose
très intéressante de découvrir cela avant de commencer.
CS : En sachant que vous êtes une fan des livres de Jane Austen,
avez-vous eu la chance de voir le film de Gurinder Ghadha Bride and Prejudice
? (Note : Gurinder Ghadha est la réalisatrice de Joue la comme Beckham)
KK : Non, je ne l'ai pas vu. Je travaillais quand il est sorti,
et donc je l'ai complètement raté. Ce qui était étrange,
c'est que l'équipe des assistants au directeur et l'équipe des
images et de la publicité était en réalité les mêmes
sur Bride and Prejudice et sur Joue la comme Beckham et aussi
sur Pride and Prejudice. Donc ils sont passés de l'un à
l'autre en précisant que c'était brillant!
CS : Beaucoup d'autres acteurs de Love Actually ont également
joué dans dans adaptions de Jane Austen : Emma Thompson, Colin Firth,
Alan Rickman, Hugh Grant. Austen était elle dans l'ambiance du tournage
quand vous avez fait ce film ?
KK : Non, je ne pense pas qu'à cette époque je
pensais "Oh, c'est vraiment du Jane Austen" mais quand vous
dites cela je suppose que dans chaque romance c'est le cas. Je pense vraiment
que Jane Austen a écrit les véritables romances, et elles sont
dites avec une touche très anglaise, donc si vous travaillez sur un film
comme un film de Richard Curtis, où c'est vraiment romantique et où
il y a cette touche anglaise, je suppose qu'il y aurait quelques similitudes.
CS : Vous et votre Mr. Darcy, Matthew McFayden, avez eu une incroyable
alchimie à l'écran. Il a dit que l'alchimie n'existe pas, et que
cela vient plus de l'acting. Pensez vous la même chose ?
KK
: Tout à fait. C'était vraiment intéressant, parce que
j'ai été choisie avant que nous ayons notre Mr. Darcy, donc j'ai
fait beaucoup d'auditions avec plusieurs autres personnes qui cherchaient à
obtenir le rôle et tous étaient fantastiques. C'était étrange,
parce que j'adore Matthew -- il est vraiment incroyable -- mais quand nous avons
auditionné, il y avait certaines personnes avec lesquelles j'ai accroché
beaucoup plus. Nous avons eu de très bons moments. J'ai parlé
avec ces gens bien plus que je n'ai parlé avec Matthew, mais pour une
certaine raison, dès que nous avons fait cette fameuse scène,
tout a collé. Et peut-être était-ce les modèles ou
quelque chose à voir avec la façon dont je voyais Elizabeth et
la façon dont il voyait Darcy, façons qui se sont mélangées
ensemble pour donner le meilleur ou n'importe quoi d'autre. Je ne sais pas.
Je pense que je suis d'accord, mais quelques fois, vous pouvez avoir de grands
acteurs travaillant ensemble et cependant il y a quelque chose qui manque. Donc
je pense que chacun a une vision commune de ce que c'est, si c'est en synchro,
et bien c'est ce qu'est l'alchimie, pas nécessairement entre les gens
actuels.
CS : Quand vous avez lu les essais avec lui, ce fut quelle scène
?
KK : C'était la scène sous la pluie, la proposition
ratée, et c'était la chose la plus extraordinaire, parce que,
honnêtement, d'autres personnes qui l'ont essayé avec moi était
vraiment très doués, mais quand nous avons lu tous les deux, nous
avons fait ce truc où on s'embrasse presque et bien sûr nous ne
l'avons pas fait. Cela s'est produit la première fois que nous avons
lu ensemble, et ce n'était pas dans le cript. Ce fut juste ce qui se
passa. Et tout le monde dans la salle a tiré un tête du genre...
(elle ouvre ses mâchoires pour simuler la surprise )
CS : Quand vous penserez à ce tournage dans vingt ans, quel
sera votre souvenir le plus précieux ?
KK : Oh, j'ai absolument tout adoré. Vous savez, j'ai
eu un moment très romantique, quand j'étais attachée au
bord de la falaise. J'ai été attachée à cette falaise
toute cette satanée journée attendant le nuage parfait, ou n'importe
quoi de parfait. Et c'était vraiment magique. Et l'homme qui était...
je n'ai aucune idée de qui c'était, il était sud-africain
et il me parlait de sa ferme en Afrique. J'avais juste regardé Out
of Africa et j'étais soudainement accrochée à ce côté
de falaise avec ce gars me parlant de sa ferme en Afrique ! Et tout ce qui me
passait par la tête était "J'ai une ferme en Afrique"
et ce fut un assez bon moment.
CS : Tellement de grands acteurs ont le même groupe d'amis qu'ils
ont formé avant qu'ils deviennent de grands acteurs. Avez-vous cela?
Et trouvez-vous difficle de se faire de nouveaux amis étant donné
que tout le monde veut être votre ami ?
KK : Je ne trouve pas que tout le monde veut être mon
ami ! Les gens continuent de dire ça. Je pense que je dois être
comme une vraie p**e ou quelque chose comme ça (rires). Oui,
j'ai encore beaucoups d'amis de l'école, et oui, beaucoup d'entres eux
n'ont absolument rien à voir avec les films, ce qui est joli. C'est quelque
chose de très spécial pour moi, parce que c'était la première
fois que je travaillais avec des femmes de mon âge qui voulaient faire
la même chose. J'ai toujours été la plus jeune, et j'étais
toujours écartée. Cette fois, j'avais 19 ans quand j'ai tourné,
et deux autres actrices -- Jenna Malone et Kerry Mulligan -- avaient également
19 ans. Tallulah Riley avait 18 ans, et Ros [Rosemund Pike] est juste un peu
plus âgée, mais c'est presque pareil. C'était génial
et nous sommes toutes très proches maintenant. C'est le premier travail
que j'ai fait où j'ai vraiment gardé un contact avec les gens
avec qui j'ai travaillés. Donc je pense que c'est pourquoi c'était
vraiment spécial pour moi, à cause de ça. D'une certaine
façon, c'était mon université.
CS : En étant quelqu'un qui joue dans des films, ressentez-vous
une pression pour garder votre corps aussi mince ?
KK
: Bien sûr, c'est un milieu visuel, et ce serait stupide si je ne savais
pas que le regard a quelque chose à voir avec ça. On doit rester
absolument comme une toile. Aussi loin que va mon corps, et il est ce qu'il
est, je suis effrayée. C'est de la génétique aussi poussée
que n'importe quoi d'autre. Je pense que c'est assez inquiétant maintenant,
parce que c'est définitivement une tendance et donc vous avez les gens
qui essayent et forcent leurs corps dans quelque chose qui est naturellement
pas eux-mêmes. Je pense que c'est terrifiant. Cela peut seulement faire
ce que votre corps peut faire. Je ne travaille pas vraiment là-dessus,
et je pense que c'est assez naturel.
CS : Mais vous ne feriez rien pour le changer, comme la chirurgie....
KK : Oh, non ! Je suis anglaise pour l'amour de Dieu. Non,
vous ne m'approcherez pas avec un scalpel !
© Texte traduit par Cassie, pour Knightley-Infos.com.
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